Pub GuicoPres SODISHOP GUINEE

Amnistie accordée par Antonio Souaré : Super V botte en touche et réclame justice !

0

Le président de la Féguifoot a pris la décision d’accorder une amnistie aux membres du bureau sortant, poursuivis pour détournements durant leur gestion. Une mesure bottée en touche par Super V, un des accusés, qui souhaite la poursuite de la procédure judiciaire.

Cette saga est visiblement loin d’avoir livré tous ses secrets. A chaque épisode son lot de révélations. De rebondissement en rebondissement, cela ressemble à un tunnel sans fin. Alors que la tendance était à l’accalmie, avec la décision de Souaré d’abandonner sa traque, Super V a relancé l’affaire ce jeudi. Sur les ondes de la radio Espace FM, l’ancien dirigeant de la FGF a commenté de long en large l’amnistie dont il bénéficie. Un terme qu’il réfute d’ailleurs.

D’entrée, Salifou Camara a tenu à préciser, « Je parle de théâtre surtout par rapport au terme amnistie générale signé, employé par le maître des lieux Antonio Souaré. Vous avez si bien défini le terme amnistie que vous permettrez à l’attention d’Antonio et compagnie d’en donner la définition. Amnistie veut dire, oubli, pardon. C’est un acte du législateur qui efface rétroactivement le caractère punissable des faits auxquels il s’applique. Selon le cas, l’amnistie empêche, éteint l’action publique, annule la condamnation déjà prononcée ou met un terme à l’exécution de la peine. De ce qui précède, je ne me sens pas personnellement concerné par les propos vides de sens prononcés par Antonio Souaré concernant une prétendue amnistie dont il n’a ni qualité, ni compétence, ni pouvoir de donner ».

Utilisant des termes parfois très déplacés – que nous avons décidé d’omettre – Super V considère cette décision comme une guet-apens et une manière pour son auteur d’étouffer l’affaire. « Je ne suis ni fautif, ni coupable, ni condamné pour être amnistier même par ceux qui en ont le pouvoir. Je ne suis qu’une victime des combines d’Antonio Souaré à travers son roman de fiction qu’il a appelé audit (…) Il craint de se présenter à la justice au risque de se voir changer de statut de partie civile à celui d’inculper. Tout ce scénario, amnistie, levée de suspension, j’en passe, sont de nature à endormir les naïfs pour qu’il échappe à la rigueur de la justice qu’il a mise en mouvement. Moi je ne suis ni dupe, ni naïf désormais. Il m’a eu une fois, cela ne se répètera plus. Je n’ai personnellement participé à aucun arrangement politique… » a poursuivi l’accusé qui martèle en même temps l’inexistence d’une quelconque pression politique derrière l’affaire. Il se murmure que le premier ministre Kassory Fofana est celui qui joue à la médiation pour apaiser les tensions.

Salifou Camara a longuement insisté sur un point : son honneur. Il refuse que cette affaire soit clôturée sans que justice ne soit rendue, « Antonio et compagnie ont Sali mon honneur et ma dignité en m’accusant de détournement de milliards qui n’existe que dans leur imaginaire. C’est pourquoi je réclame justice afin que les masques tombent pour que l’opinion nationale et internationale découvre les tenants et aboutissants de cet énième rêve qu’il a vendu ».

Pour l’ancien patron de la FGF, il n’est surtout pas question de retirer la plainte introduite auprès du TPI de Kaloum. « Il ne peut pas retirer la plainte. Il a déjà mis l’action publique en mouvement. Il n’a plus le contrôle de cela. L’affaire est pendante devant le tribunal, elle sera jugée ». Si cela se produisait, Salifou se réserve de dire ce qu’il fera. « Je me réserve. Pour le moment, nous sommes en phase du jugement de la plainte portée par Antonio devant le tribunal. Après ce jugement, j’aviserai ». Tout cela pour dire, que nous sommes visiblement loin de l’épilogue d’une affaire qui a déjà fait couler beaucoup d’ancres.

Share.

About Author

Thierno Amadou MAKADJI

Directeur de publication de FOOT224. Journaliste passionné de foot.

Laisser un commentaire